Nouveautés: les derniers ajouts

    

     

Prairies d'Ehnwihr

Et bien voilà une nouvelle série printanière qui n'a guère de printanier que sa date. Cette année, le week-end de Pâques aura été placé sous le signe de l'hiver en Alsace. A aucun autre moment de celui-ci les Vosges n'auront montré telle blancheur à si basses altitudes, les périodes de glace dans les praires alluviales de l'Ill auront été rares, se limitant à quelques jours fin décembre, et à ce matin de Pâques, où le ciel pût encore se refléter de façon très éphémère dans le miroir trouble et diffus de la petite "banquise". Comme souvent, je suis attiré par la forme parfaite de l'Ungersberg, cette pyramide évasée qui domine le paysage du piémont entre Dambach et Barr. Ce jour-là, les neiges étincelantes qui la coiffent...

 

Amandiers de Mittelwihr

Les messagers du printemps revêtent toujours une certaine importance, une beauté toute particulière, surtout au sortir de l'hiver. On apprécie les premières fleurs, le premier vert tendre des jeunes pousses, on savoure le soleil, quand il s'allie à la douceur.

Cette année, je ne réussis plus à juguler ma curiosité. A plusieurs reprises déjà, j'avais entendu parler de ces fameux amandiers, qui fleurissent une colline au-dessus du charmant petit village viticole de Mittelwihr. Entendu parler, jamais vu. Sous un ciel hésitant et dans le vent, je découvre cet endroit magique, où les arbres portent de généreux pompons ....

 

Prairies d'Ehnwihr

Fin de la période de brouillards givrants de fin 2007. La journée commence sous un ciel menaçant, duquel ne tardent pas à tomber en matinée flocons de neige et billes de glace. Le givre, qui s'était abondamment accumulé sur les arbres durant les jours précédents, ne supporte pas le moindre souffle de vent, pas le moindre contact avec quoi que ce soit: les innombrables petites billes de glace dégarnissent petit à petit les branches de leur délicate parure blanche inlassablement et précieusement récoltée des heures durant auparavant. En fin de journée, il n'en reste décidément plus grand chose, mais le ciel se découvre enfin, laissant apparaître un bleu qui paraît si bleu, après plusieurs jours de grisaille, que...

                    

Magie de l'hiver dans les prairies d'Ehnwihr

Première grosse offensive hivernale. Après la douceur et les pluies régulières de début décembre, le froid s'installe pour de bon juste avant les fêtes, et métamorphose d'un coup de baguette magique les paysages. Cette balade n'a plus rien à voir avec la sortie précédente qui m'avait conduit au travers de prairies inondées et alors colorées assez vivement ( photos du début). L'eau s'est changée en glace entre temps, les brouillards répétés ont fini par déposer sur la végétation de fins cristaux de givre, qui, jour après jour, s'allongeront de la façon la plus délicate qu'il soit, apportant un côté presque irréel au moindre brin d'herbe, à la moindre feuille morte, à la moindre branchette, au moindre fil de toile d'araignée.

                    

Kaiserstuhl, Liliental

L'arboretum était splendide il y a quelques jours, avant que la pluie et le vent ne mettent un terme à ses couleurs les plus folles. Le rouge des cerisiers sauvages, ou de certains liquidambars, les oranges des hêtres, le jaune lumineux des peupliers, le jaune d'or des trembles ou des gingkos, le bronze des chênes...Une réelle immersion dans un monde de couleurs plus chatoyantes les unes que les autres, et ce, malgré le temps assez gris de cette journée.

Si comme moi vous appréciez les arbres, pour leurs formes, leurs couleurs, leur présence, prévoyez d'ores et déjà une journée, l'automne prochain, pour visiter l'arboretum. Les autres périodes de l'année ont leur charme également...

                    

Réserve naturelle du Tanet-Gazon de Faing, Rainkopf/Rothenbachkopf

Le hasard fait bien les choses. Voilà de nouveau presque un mois depuis la dernière balade dans le secteur du Tanet/Gazon de Faing, et deux depuis la première, fin aout. J'avais alors souhaité la neige, je m'en souviens, ce soir là où le soleil n'avait pas ou si peu daigné quitté son berceau de nuages. C'est chose faite désormais: l'hiver a donné sur les crêtes sa première représentation en cette fin octobre. Ce n'est encore qu'un coup d'essai dira-t'on. La neige est tombée avec parcimonie, saupoudrant chichement les chaumes. Mais c'est surtout la bise glaciale et le brouillard qui vont métamorphoser le paysage, balayant sans pitié les chaudes images qui me trottaient encore dans la tête, celles...

 

De Dieffenthal à l'Ortenbourg

Une belle balade qui, à travers vignes et forêts, mène petit à petit sur la ligne de crête qui relie le chateau de l'Ortenbourg à celui plus éloigné du Bernstein, au-dessus de Dambach. Le vignoble commence tout juste à troquer la monotonie de son vert estival contre une garde-robe plus gaie, où les premières touches discrètes de jaune ou d'orange confèrent aux collines le superbe aspect de patchwork coloré qu'elles revêtiront plus librement un peu plus tard.

Bien qu'y étant déjà allé l'une ou l'autre fois, je ne me souvenais pas que la sortie de Dieffenthal offrait de si beaux points de vue, que ce soit sur la plaine, le vignoble ou les chateaux alentours. Voilà de quoi me convaincre d'y retourner...

 

Réserve naturelle du Tanet-Gazon de Faing

Un peu plus d'un mois après la précédente sortie. L'embrasement des herbes et des feuillus pallie désormais en partie aux faiblesses d'un soleil toujours aussi avare de ses rayons. On les devinera malgré tout sur l'une ou l'autre photo, tout au plus, faisant littéralement rougeoyer par taches irrégulières les oranges des chaumes.

Comme souvent en fin de saison, un calme presque plat règne et invite à la contemplation. De temps en temps cependant, une rafale de vent balaie les herbes, les faisant chanter. Et c'est sur ce discret fond sonore que débutent, en fin de balade, les notes rauques et sauvages du brame des cerfs, un peu plus bas dans les vallées.

 

Du col du Herrenberg au Rothenbachkopf

L'automne a débarqué ses troupes en ce début septembre sur les crêtes. Les chaumes non pâturées revêtent leur habit d'or, les arbustes se dénudent, pour parer plus efficacement aux éventuels premiers coups de froid. Quelques oiseaux téméraires semblent encore bien déterminés à ne pas abandonner leur univers si facilement, et affrontent ainsi courageusement les assauts des rafales d'un vent bien froid, que ne tempèrent réellement ni les rayons d'un soleil faiblissant, ni la lumière sublime, par moments pourtant complètement chaleureuse.

Une fois de plus, les nuages s'invitent à la fête. Les plus obstinés d'entre eux viennent transir les hauts, où vents...

                    

Tourbière de Lispach

Les habitués du site auront reconnu peut-être les lieux...Sortie en soirée vers la mi-Aout sur les bords de la tourbière.

                    

Réserve naturelle du Tanet-Gazon de Faing

Ma petite Scandinavie, comme je l'appelle. Le versant lorrain n'y est en effet pas sans rappeler par endroits, même vaguement, les vastes paysages un peu austères de ces pays nordiques. Mais cette austérité sait, ici comme là bas, se parer d'une beauté particulière, certes un peu rude, qui ne me laisse pas indifférent, loin de là. La lumière joue le jeu ce soir-là; avec ce ciel bas, et ces couleurs tristes de fin d'été, l'ambiance s'accorde parfaitement avec le décor constitué de chaumes désolées entrecoupées de conifères aux teintes non moins obscures. J'ai vainement espéré quelques bancs de brouillard pour parfaire le tableau, ils ne sont pas venus. Tout comme j'ai souhaité, sur la fin, les derniers rayons de soleil...

                    

A travers les chaumes, du Rainkopf au Batteriekopf

Trois "sommets" vosgiens successifs qu'il est facile de rallier via les chemins de randonnées parcourant la crête. La lumière est très belle ce soir-là. Entre les teintes chaudes du versant lorrain éclairé par le soleil et le côté alsacien déjà enveloppé dans le voile bleuté du jour déclinant, des bancs de brouillards s'insinuent sur les chaumes, laissant libre expression à toute une palette de couleurs intermédiaires.

C'est ainsi, je crois, que je préfère les crêtes vosgiennes: les formes arrondies et très douces donnent cette impression de montagnes "massives",  irrémédiablement ancrées au sol; pas de pics vertigineux ici, pas de sommets aériens et effilés...

 

Tourbières de Machais et de Lispach

De Machais, je ramène surtout des photos des bords de la tourbière, prises le long du chemin forestier qui en fait le tour. C'est que l'accès à la tourbière elle-même est strictement interdit, ce milieu naturel étant très fragile, ce qui demande une protection et un respect absolus. L'emploi du téléobjectif me permet néanmoins d'aller cueillir quelques motifs de ci de là. Les pluies abondantes de l'été ont bien rempli l'étang au centre de la tourbière, mais même plein, celui-ci ne peut rivaliser avec la richesses des reflets que propose la vaste étendue aquatique de la tourbière de Lispach.

 

Prairies d'Ehnwihr

Chose inhabituelle pour un mois de juin, l'eau a commencé à inonder les prairies de l'Ill. Il faut dire qu'après un début d'été généralement frais et parfois très pluvieux, les rivières ont souvent affiché un niveau très élevé, charriant des eaux boueuses et tumultueuses pour l'Ill en particulier. Des flaques d'eau par conséquent, de ci de là, des chemins impraticables. Les herbes hautes ont en partie dissimulé la chose, mais le phénomène n'en reste pas moins assez exceptionnel. J'ai d'ailleurs pu photographier le saule les pieds dans l'eau, et ce en plein été ( la série de photos du saule à Ehnwihr se poursuit en coulisse et un nouveau volet sera mis en ligne dans le courant de l'été sans doute)

 

En balade autour de l'Ortenbourg

Il y a pour moi comme une "bonne résonance" dans ce coin. Est-ce la proximité rassurante des premières collines sous-vosgiennes qui vous accueillent au sortir de la voiture à la chapelle du Tannelkreuz? Est-ce la douce ondulation des parcelles de vigne qui s'étendent sous vos yeux, créant un agréable berceau de verdure sous la silhouette lointaine du Haut-Koenigsbourg? Peut-être est-ce tout simplement la position déjà un peu surélevée par rapport à la plaine alsacienne toute proche, qui donne cette impression de "flotter" entre deux mondes et de pouvoir contempler calmement l'alternance de champs cultivés, de praires, de forêts, de villages, de clochers, jolis paysages fermés à l'horizon par la courbure...

 

Bleuets et coquelicots

Nouvel arrêt aux abords des champs de blé, avant que les moissons ne commencent et ne fauchent les dernières fleurs de bleuets et de coquelicots.

                    

Orage sur le sommet du Hohneck

Avec son panorama circulaire à 360°, le sommet du Hohneck est l'endroit rêvé pour observer l'approche des orages, qu'ils viennent de Lorraine, d'Alsace, du sud ou du nord. Ce soir-là, c'est un orage alsacien qui s'apprête à prendre d'assaut les crêtes vosgiennes. La base des nuages éclairée par le soleil couchant sur la Lorraine dessine de jolis contrastes. Tout cela avant que l'orage en question n'arrive sur le sommet, le noyant dans la pluie et le brouillard...

                    

Coquelicots et bleuets

Enfin! J'en cherche depuis si longtemps, me voilà récompensé! Un champ de blé, qui n'a pas été complètement stérilisé par les herbicides, et où se mêlent l'or des épis murissant, le rouge sang des coquelicots, et le bleu divin des bleuets. Il est un peu difficile ( en tant que personne extérieure en tout cas) de comprendre l'acharnement desespéré de l'agriculture envers ces superbes fleurs, que les obligations de rendement maximum et de qualité ( pas forcément compatibles, ou alors à quel prix?) traquent sans relâche

                    

Soirée orageuse autour du Hohneck

Les orages sont passés sur le massif, venant de l'est pour une fois, et poursuivent leur route vers la Lorraine. Après la chaleur lourde de l'après-midi, les fortes pluies d'orage apportent un rafraîchissement très agréable, et laissent derrière elle une atmosphère saturée d'humidité. Des bancs de nuages se forment rapidement au-dessus des forêts, dans les fonds de vallées, tandis que les lourds nuages menaçants circulent dans le ciel juste au-dessus. Et entre les deux, une toute petite place pour permettre à la lumière du soir d'éclairer le paysage.

                    

Prairies d'Ehnwihr

La fin de la grosse période de floraison dans les prairies et les premières fauches confirment l'arrivée de l'été. Malgré une atmosphère un peu fraîche, et l'apparition de légères brumes sur la fin, les couleurs sont désormais celles de l'été, faisant appel au cuivre et au bronze dans la chaude lumière du couchant. Cette série m'aura permis d'inaugurer le nouvel objectif grand angle, qui devenait semaine après semaine une "nécessité". Il faudra cependant que je m'y fasse, tant l'approche est différente de celle du téléobjectif que j'ai utilisé quasi exclusivement jusqu'à présent pour photographier des "morceaux" de paysage.

 

Coquelicots

Je l'ai enfin trouvé mon "champ" de coquelicots! Et comme chaque année quand je le cherche, je le trouve dans des endroits auxquels je n'aurais pas pensé de toutes façons, rarement là où je cherche vraiment, surtout pas à la même place que l'année d'avant, et souvent, en plus, à proximité! Bref, ces jolies fleurs rouges poussent là où et comme bon leur semble, et peu importe si ce n'est pas à priori le bon endroit à mes yeux. Si celui-ci leur convient, elles le colorent généreusement.

Cette année, rencontre insolite avec un exemplaire blanc pur, au milieu du raz-de-marée rouge sang!...

 

Crête du Rothenbachkopf

Alors que le temps des coquelicots touche lentement à sa fin en plaine, la nature montre des teintes très printanières sur les crêtes: les myrtilliers se sont parés de leurs premières feuilles au vert si tendre, les bruyères reprennent du service, en dissimulant leur dépouillement hivernal sous les nouvelles pousses. De ci de là, les rosettes des arnicas percent le couvert des graminées, comme autant de promesses de la déferlante jaune-orange qui ne manquera sans doute pas de recouvrir certains endroits des chaumes d'ici quelques semaines.

Enfin, il y a l'espace, ces vues imprenables qui ramènent presque l'horizon à portée de main, ces vastes étendues vides...

 

Prairies d'Ehnwihr-Ebersheim

Après plus de deux mois "d'absence", je suis de retour dans les prairies humides qui s'étalent entre Muttersholtz et Ebersmunster. Je les avais quittées alors que l'eau les recouvrait encore, les arbres étaient nus. Aujourd'hui, en dépit du manque d'eau et de la chaleur du mois d'Avril, les revoilà à nouveau pleines de vie, sous un ciel digne des plus beaux tableaux impressionnistes. Je ne cacherai d'ailleurs pas qu'outre ma sortie dans ces prairies, j'ai vainement cherché les coquelicots qui auraient su si bien souligner le bleu du ciel parsemé de nuages blancs. Mais comme chaque année, je peine à les trouver ( d'ailleurs si vous repérez quelque part quelque chose qui pourrait vaguement ressembler à...

                    

Réserve naturelle des Taubergiessen

Malgré la chaleur et le soleil des journées précédentes, des voiles de brume recouvrent encore les pelouses de la réserve quand j'y arrive juste avant le lever du soleil. Tout est calme à cette heure très matinale, et on n'entend rien d'autre que le concert printanier des oiseaux qui résonne dans la forêt, et le chant des alouettes sur les prairies. Prairies où la floraison des orchidées sauvages a commencé

                   

Kaiserstuhl

Et de nouveau dans le Kaiserstuhl! Une destination de choix pour le printemps, d'autant plus que les pelouses calcaires commencent à s'émailler de fleurs sauvages toutes plus belles les unes que les autres. Quelle joie de revoir les tiges florales des orchidées pointer au-dessus de leur écrin de feuilles. Quelques unes d'entre elles sont déjà en début de floraison, et notamment l'orchis singe ( Orchis simia), sur la première photographie. C'est tout ce que j'ai pu déniché en matière d'orchidée pour cette sortie. Néanmoins, une rencontre avec le superbe lézard vert a constitué un des points forts de la balade. Je crois qu'il faut l'avoir vu de ses propres yeux pour réaliser à quel point le vert de son dos est vert...

                   

Printemps dans les sous-bois

Le printemps bat son plein dans les sous-bois actuellement ( ici dans les forêts de Lorraine, autour de Nancy ou de Toul). Les sols calcaires encouragent nombre de floraisons, dont les traditionnelles anémones blanches, pâquerettes, violettes, ficaires, cardamines, primevères. Des hépatiques, superbes anémones bleues ou mauves aux étamines blanc pur, enrichissent le cortège, sans oublier, sur les pelouses ouvertes, la présence des non moins magnifiques anémones pulsatilles, aux pétales violets et au cœur jaune d'or.

Les mares qui occupent les fossés et les ornières des chemins en forêt accueillent quantité de grenouilles...

                  

Kaiserstuhl, Liliental

Une excursion printanière dans le Kaiserstuhl promet bien souvent de belles surprises. Encore faut-il les voir...Je ne ramène cette fois encore que ces quelques photos de la sortie du Vendredi saint. Les fruitiers démarrent tout juste, les pelouses commencent seulement à s'orner des belles anémones pulsatilles, la floraison des sous-bois et forêts est encore celle du début de printemps. Mine de rien, et malgré l'hiver très doux, la végétation en général n'a pas autant d'avance que ce que l'on pourrait croire. Pas la moindre trace des nombreuses espèces d'orchidées sauvages qui fleuriront les pelouses à partir de la fin du mois. A défaut d'orchidées, j'ai fait, en ces fêtes de Pâques, une rencontre on ne peut plus appropriée...

                 

Piémont Dambach-la-Ville

Une redécouverte pour moi. Un coin que j'avais déjà traversé quelques fois auparavant, mais avant d'avoir pris l'habitude de voir le monde au travers de l'objectif. Et toute la différence est là. Des paysages que je n'avais pas vraiment remarqués à l'époque, ou dont je n'avais pas vraiment vu la beauté, et qui m'ont par contre de suite tapé dans l'oeil pour cette redécouverte. Un dimanche de fin mars, entre Epfig/Dambach/Blienschwiller, dans une zone de prairies humides que le vignoble ne peut conquérir. Le temps est gris, le ciel bouché, et bas, le vent de nord-est souffle, entêtant, frais, presque froid. C'est dommage, j'ai beaucoup aimé ces paysages, déjà dans la grisaille, mais je crois que je les aurais encore plus...

 

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