Le Jardin d'Altitude du Haut-Chitelet, mois de JUILLET 2011

Photos des plantes alpines en cours de floraison au jardin d'altitude du Haut-CHITELET

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 PHOTOS de quelques plantes alpines ou de montagne en cours de floraison dans les rocailles au jardin d'altitude du HAUT CHITELET

 

 

Mercredi 27 juillet

 

 

Poursuite du temps automnal au Chitelet. Si les pluies sont moins abondantes et se font plutôt sous forme d'averses désormais passagères, l'ambiance reste très humide, et le soleil ne perce que très rarement. Par contre, côté thermomètre, ça vole de moins en moins haut, et certains débuts de matinée ces derniers temps ont eu un petit côté presque hivernal parfois, le brouillard s'accomodant souvent de 4 ou 5 petits degrés par exemple.

Entre deux averses, une partie de la rocaille Chine s'est refait une petite beauté: retirer les plantes, renouveler le sol, reprendre un peu l'enrochement, et replanter tout le monde, sans oublier d'y ajouter les petites nouvelles "inédites" qui attendaient patiemment leur tour depuis quelques saisons dans le secteur de multiplication. Le temps frais et humide ne sera que bénéfique durant cette période toujours un peu critique qu'est la reprise. L'opération de division des pavots bleus de l'Himalaya a également commencé. Facile, elle consiste tout simplement à déterrer les vieux pieds "compressés" pour les séparer délicatement et obtenir ainsi plusieurs éclats prêts à replanter dans une terre riche, humifère et assez légère. Du coup, la floraison peut ne pas être au rendez-vous systématiquement pour certains d'entre eux l'an prochain, mais ça n'est que partie remise, et la plante sera d'autant plus vigoureuse et florifère dans deux ans.

 

                

CODONOPSIS bhutanica et DELPHINIUM caucasicum

 

Originaire du centre de l'Himalaya, codonopsis bhutanica. Une petite plante un peu rampante de la famille des campanules, qui montre de jolies petites clochettes violettes en plein milieu de l'été. Le genre codonopsis se reconnaît souvent à son odeur prenante dès que l'on touche le feuillage. A l'inverse des effluves agréables de la primula florindae toute proche, celles du codonopsis sont un peu repoussantes.

A droite, delphinium caucasicum, au port vraiment prostré, pas plus de 15 centimètres de haut.

 

 

     

BUPLEURUM stellatum et DIGITALIS parviflora

 

Le bupleurum stellatum, buplèvre étoilé de son nom français, est une plante de la famille des apiacées, qui comporte quelques têtes bien connues des potagers, telles le persil, la carotte, le fenouil, etc...Tout son charme, en tant que plante cultivée, réside non pas dans la floraison à proprement parler, plutôt insignifiante, mais dans la façon dont elle est "arrangée", au sein d'une belle petite "coupe" vert frais..

Quant à la digitalis parviflora, digitale à petites fleurs, difficile de ne pas la voir. Les fleurs sont certes petites, mais très nombreuses, et forment un bel épi brun-ocre d'environ 30 à 40 centimètres de long. Une plantation en masse apporte une touche très graphique à la rocaille.

 

 

HELICHRYSUM basalticum

 

L'avantage avec la rocaille des régions australes, c'est que même sans floraisons spectaculaires, elle a toujours quelque chose à proposer, ne serait-ce que par les formes étonnantes des plantes que l'on y rencontre. Pour le moment, on y trouve l'helichrysum basalticum, d'Afrique du Sud, aux têtes florales compactes où se mêlent le jaune et le noir, sur un feuillage gris très duveteux, ou bien encore la crassula milfordiae, petite plante grasse en coussins serrés desquels sortent de nombreuses hampes florales ne dépassant guère 5 centimètres de haut.

 

   

CRASSULA milfordiae

 

Toujours des régions australes, ci-dessous: 

 

AZORELLA trifurcata 'minor' et RAOULIA hookeri

 

Une association hautement improbable, puisque l'azorella vient de Patagonie, et le raoulia de Nouvelle-Zélande. En rocaille cependant, l'entente est cordiale, le raoulia ( feuillage gris) concédant juste assez de place pour permettre à l'azorella d'étaler ses étonnantes petites rosettes d'aspect rigide et presque piquant ( en floraison en ce moment, mais il faut se coller littéralement à la plante pour en voir les détails).

 

 

TRICYRTIS latifolia

 

Le tricyrtis fleurissait ces derniers jours, dans la rocaille du Japon. La persistance du temps frais a permis de prolonger sa floraison, mais elle touche néanmoins petit à petit à sa fin.

De la famille des liliacées, le tricyrtis étend de manière infinie ses tiges souterraines, à la recherche de nouveaux espaces à coloniser. Une habitude quelque peu envahissante, à moins qu'on ne lui réserve effectivement une bonne place où il pourra s'installer librement.

 

 

 

 


 

 

 

Mardi 19 juillet

 

 

La pluie, la fraîcheur, le vent et les nuages se sont invités ces derniers jours dans les Vosges. Du coup, fini l'été, et place soit au printemps que l'on n'a pas eu, soit à l'automne à venir. Bien souvent, les maximas en journée ne dépassent pas 10/12°C, et les millimètres de pluie s'accumulent dans le pluviomètre: pas moins de 70mm en l'espace d'une semaine. Voilà de quoi amplement continuer à "calmer" la végétation, qui, du coup, commencerait presque à prendre ses teintes d'automne! C'est le cas en tout cas déjà, et clairement, pour certaines viornes d'Amérique du Nord, qui sont en train de tourner au rouge vif.

Les sorbiers asiatiques vont eux aussi très certainement considérer le temps très frais et humide des prochains jours comme un signe avant-coureur de l'automne.

Et on assiste déjà, pour celles qui avaient fleuri hyper précocément entre début avril et début mai, à la seconde floraison de plantes comme la gentiane acaule, la primula rosea d'Himalaya, la pulsatille blanche des Vosges, le dryas octopetala des montagnes européennes, etc...Une seconde floraison qui n'a en soi rien d'anormal au Chitelet, car survenant chaque année courant septembre. Mais cette fois, suivant la tournure que prendront la fin d'été et le début de l'automne, il n'est pas impossible qu'une troisième floraison s'amorce parfois ( qui n'aurait probablement pas grand chose de bénéfique soit dit au passage...)

Quoiqu'il en soit, le temps pluvieux a ses avantages aussi, puisqu'il a en partie bénéficié au rempotage de la collection de saxifrages, activité indispensable tous les 2/3 ans. En vue d'une plantation en rocaille dans la partie visitable cet automne ou l'été prochain au plus tard, la plupart des plantes ont été soigneusement divisées et rempotées. Ca en fait du monde!

 

 

                

CARDIOCRINUM giganteum

 

Comme promis, une photo du fameux lis géant de l'Himalaya, cardiocrinum giganteum, qui culmine cette année à près de 1,80m, et porte 7 à 8 fleurs. Malheureusement abîmés par les fortes rafales de vent, les pétales, sitôt suffisamment ouverts, se sont vus parfois outrageusement et défintivement "pliés" à la base, ce qui donne parfois un look assez désordonné à certaines fleurs...

Le bulbe portant l'énorme tige florale périra cet automne, épuisé et ayant mis toute les réserves accumulées en l'espace de 3/4 ans dans cette superbe mais fatale floraison. De petits rejetons se formeront cependant normalement à sa périphérie, 2 ou 3 peut-être, et fleuriront si tout se passe bien à leur tour dans quelques années.

 

 

LEONTOPODIUM stracheyi

 

Il me semble qu'on ne l'a pas encore vu dans les séries cette année, place par conséquent à la star des jardins alpins, l'edelweiss. Ici en l'occurence leontopodium stracheyi, de l'Himalaya. Plante phare des rocailles, souvent recherchée, par curiosité, ou tout simplement symboliquement peut-être, il faut savoir que les montagnes européennes n'en hébergent que deux espèces, toutes les autres espèces étant asiatiques, l'Himalaya et la Chine en abritant un fort contingent. L'edelweiss a ainsi beau être l'emblême des Alpes, ses cousins asiatiques sont nettement plus variés et nombreux.

 

 

RAOULIA lutescens

 

   

SCLERANTHUS uniflorus

 

Direction la Nouvelle-Zélande à présent, avec ces deux nouvelles plantes: le raoulia, ou "mouton végétal" pour ce qui est d'un des ses noms vulgaires ( en référence à l'aspect caractéristique des plants bien installés), de la famille des astéracées ( les "marguerites"), et le scleranthus uniflorus, de la famille des oeillets.

Le premier est une plante tapissante très compacte, au feuillage minuscule, gris-vert, portant des fleurs que l'on qualifiera d'insignifiantes.

Le second présente un port en coussinet encore plus compat, constitué de feuilles fines étroitement imbriquées les unes dans les autres. L'exemplaire montré sur la photo ci-dessus a fini de fleurir, les "tiges" jaunes que l'on voit émailler le coussin sont les anciennes fleurs ( tout aussi insignifiantes, sinon plus encore que celles du raoulia) portant les futures graines en cours de formation.

Deux plantes qui n'arrêteront pas le regard par leur floraison, mais plutôt par leur port intéressant et leur aspect étonnant.

 

 

HELICHRYSUM coralloides

 

Pour ce qui est de l'étonnant, l'helichrysum coralloides fait fort. Essai tout récent, don du jardin botanique de Münich, il faudra voir comment cette plante néo-zélandaise réagira au(x) prochain(s) hiver(s) vosgien(s). Point de larges feuilles bien vertes ici; tout est littéralement plaqué sur les tiges, et entouré d'un abondant duvet blanc.

 

 

CAMPANULA punctata

 

Un classique des floraisons au Chitelet à mi-parcours de l'été, la campanule ponctuée, du Japon et de l'est sibérien. Si l'adjectif "ponctué" ne trouve pas à priori d'explication immédiate dans la seule observation de la photo, sachez que c'est l'intérieur des fleurs qui est légèrement ponctué de brun-rouge. C'est une plante à racines traçantes, c'est-à-dire formant un réseau souterrain capable de donner naissance à de nouvelles pousses tout autour du pied mère. Autant dire qu'il faut lui réserver une bonne place, qu'elle se chargera de coloniser assez rapidement si les conditions lui conviennent.

 

 

FELICIA uliginosa

 

Voilà les felicia uliginosa dont il avait été rapidement question dans la série précédente. Originaires des montagnes d'Afrique du sud, ils sont généralement rustiques au Chitelet, en grande partie probablement grâce à la couche de neige hivernale qui les tient à l'écart des froids les plus mordants. La floraison, estivale, agrémente un feuillage vert franc très effilé. Les compagnons idéals, du moins en rocaille, des helichrysum milfordiae, autant pour les contrastes de couleurs que de forme de feuillages.

 

 

ANDROSACE vandellii

 

Une androsace originaire des Alpes, des Pyrénées, et des montagnes espagnoles. Culture délicate en plein air, car la plante a tendance à souffrir des excès d'humidité hivernale d'une part, mais probablement estivale aussi parfois. Il est donc très difficile de l'introduire telle quelle en rocaille, sans compter que vu sa taille minuscule, elle risquerait fort de se faire envahir trop rapidement par une voisine quelconque. Sa culture est donc actuellement tentée en auge, à la verticale, dans un milieu très draînant, et si l'essai s'avère concluant, elle pourrait être exposée l'an prochain dans le jardin.

 

 

 


 

 

 

Dimanche 10 juillet

 

 

L'été continue son petit bonhomme de chemin, mais en douceur, si bien que les floraisons, qui avaient vraiment débuté sur les chapeaux de roue en mai et début juin, se prolongent et se renouvellent agréablement, à un rythme bien moins dément. Du coup, la perspective inquiétante d'un mois de juillet sans fleurs dans le jardin, après ce printemps bien trop chaud et bien trop sec, s'éloigne.

Et même si le pic de floraison est passé, il y a encore beaucoup de choses à voir. 

 

                

GENTIANA marcailhouana et GENTIANA purpurea

 

C'est véritablement LA période de floraison des grandes gentianes en tous genres en ce début juillet. Gentiana lutea, des Vosges, purpurea, des Alpes ( ci-dessus à droite), pannonica, aux tons étonnamment sombres, de la partie orientale du massif alpin, burseri, jaune lavé légèrement pointillé de noir, des Pyrénées, l'hybride entre burseri justement et lutea, donnant gentiana marcailhouana ( ci-dessus à gauche), que l'on ne trouve que dans les Pyrénées, sorte de gentiana lutea améliorée, avec des pétales mieux dessinés, et d'un jaune moins franc. Gentiana punctata, encore, des Alpes,  jaune pâle fortement moucheté de noir, etc...Comme dit, c'est le festival des grandes gentianes au Chitelet! Sans compter les hybrides spontanés qui se forment entre toutes ces espèces, et apportent, si il en était encore besoin, de nouvelles formes et combinaisons de couleurs.

 

 

      

PRIMULA vialii et DELPHINIUM tatsienense

 

Les primevères asiatiques sont aussi en "pleine forme en ce moment, appréciant grandement le temps plutôt pas trop chaud et assez humide des derniers jours. De Chine, la primula vialii, à gauche, est particulière dans le monde des primevères, se distinguant de la plupart de ses congénères par une floraison en épi pyramidal et des couleurs spéciales ( le rouge des boutons non ouverts notamment).

Toujours de Chine, le delphinium tatsienense, au bleu sidérant, surtout sur ce fond de vert acide lumineux ( merci les magnifiques lumières vosgiennes, où le soleil joue si promptement avec les nuages et le brouillard...)

 

 

   

PRIMULA capitata ssp.mooreana et SILENE elisabethae

 

Rebelote une primevère, de Chine, à gauche, là encore de forme relativement atypique. Fleurs violet foncé, tiges et feuillages délicieusement poudrés de blanc.

Grand saut vers l'ouest et retour en Europe, dans les Alpes, avec la silene elisabethae, qui se paie le luxe de posséder des fleurs tout simplement énormes par rapport à la taille de la plante. Du coup, on ne la râte pas quand on passe à côté!

 

 

HELICHRYSUM milfordiae

 

Les fameux helichrysum milfordiae...Incontestablement un des points forts des rocailles cet été, tant leur floraison est abondante. Halte indispensable à la rocaille consacrée aux régions australes ( ce qui permettra au passage d'admirer également les étranges calcéolaires d'Amérique du sud, ou les jolis felicia uliginosa, sorte de "marguerites" à fleurs roses sur feuillage vert presque piquant, qui mériteront très certainement une photo lors de la prochaine série)

 

 

   

IRIS xiphium et POTENTILLA nepalensis

 

L'iris des Pyrénées, à gauche, simplement magnifique, mais très - trop- éphémère, malheureusement!

Potentille himalayenne pour continuer, bien utile pour agrémenter un peu les floraisons des primevères dans la rocaille de l'Himalaya. A ce sujet, sachez que le cardiocrinum giganteum, le lis géant de l'Himalaya, refleurit cette année au Chitelet. La dernière floraison avait eu lieu il y a 3 ans. Photos à venir probablement dans la prochaine série aussi, ou plante à découvrir, encore mieux, en venant faire un tour au jardin!

 

 

 

SILENE vulgaris

 

Après ces quelques invités de prestige, nous voici de retour dans la flore plus conventionnelle des Vosges, illustrée par la silene vulgaris, que l'on rencontrera souvent abondamment ici ou là au cours d'une randonnée. Peut-être sont-ce la quantité, ou la banalité, qui ont du coup tendance à ne pas "accrocher" les yeux, mais à y regarder de plus près, on découvre une fleur délicate, aux motifs et aux formes valant bien que l'on s'attarde quelques instants devant.

 

 

 

 


 

 

 

Vendredi 1 Juillet

 

 

Coup de chaud bref, mais très intense au Chitelet en début de semaine. Le thermomètre a frisé avec les 27°C, le tout sous un soleil de plomb le plus souvent. Heureusement, cette chaleur n'aura pas duré plus de deux jours, et les pluies orageuses auront rapidement désaltéré les alpines, le brouillard et les nuages se chargeant de leur apporter la fraîcheur dans le même temps.

Voici donc cette nouvelle série de photos prises avant le retour de la pluie.

 

 

                

ANEMONE rivularis et CALCEOLARIA biflora ssp.obtusifolia

 

Une belle anémone himalayenne à gauche, à la floraison certes traditionnelle, car blanche ( encore que le dessous des pétales affiche de jolis tons violets), mais aux étamines bleus par contre!

Et à droite, encore un calcéolaire, une mine de motifs photographiques quasi inépuisable. Celui-ci est particulièrement intéressant, hissant ses grosses fleurs replettes bien au-dessus du sol, et que le moindre souffle de vent agite gracieusement.

 

 

      

PAPAVER alboroseum et CALCEOLARIA arachnoidea

 

Un tout petit pavot de l'est sibérien ou du nord-ouest américain. Fragile d'aspect de toute évidence, avec des fleurs superbes, blanches, lavées d'une légère touche de rose chair, pour un rendu simplement craquant. Il faut se dépêcher de profiter de cette floraison discrète: peut-être la chaleur y aura été pour quelque chose, mais il semble que chaque fleur ne dure même pas tout à fait 24heures.

A droite, oui, encore un calcéolaire, cette fois-ci au feuillage duveteux, bleuté-argenté, et une floraison lie-de-vin. Comme nombre de calcéolaires, il vaut mieux lui trouver une place qui lui procurera de l'ombre aux heures les plus chaudes de la journée, car le soleil trop fort n'est pas leur ami, le feuillage pouvant souffrir d'une exposition trop intense. Certes le problème ne se pose pas trop fréquemment au Haut-Chitelet...

 

 

ASTER souliei

 

Un aster de Chine au passage...

 

 

     

DIANTHUS hungaricus et DIANTHUS superbus ssp.speciosus

 

Et deux oeillets. La beauté virginale du dianthus hungaricus, d'un blanc pur et aux pétales finament découpés, et le parfum léger et rafraîchissant du dianthus superbus, émanant d'une fleur encore plus sophistiquée.

 

 

PRIMULA florindae

 

Puisqu'on est dans les parfums, on y reste, et la primula florindae sait y faire en la matière. Le temps ne tardera vraiment plus, où il fera bon traîner dans la rocaille himalayenne ne serait-ce que pour apprécier le doux parfum qu'elle émet. Et il sera difficile de passer à côté, tant la floraison sera abondante, généreuse, durable, et les agréables effluves ainsi omniprésentes

 

 

     

LILIUM martagon et POLEMONIUM pauciflorum

 

On ne quitte pas cette série sans un petit regard vers une des plantes emblématiques des Vosges, le lis martagon. En voici un exemplaire particulièrement vigoureux avec en tout et pour tout une petite vingtaine de fleurs. Ceux que l'on croisera en nature ( plus rarement) lors d'une balade sur les chaumes ne seront probablement pas aussi prolifiques, mais ils auront alors certainement l'inimitable et superbe cadre des crêtes vosgiennes pour eux, chose qu'ils n'ont pas au jardin.

Enfin, à droite, un polémoine des Etats-Unis, à fleurs jaunes, pour changer un peu d'un genre où le mauve-bleu règne plutôt en maître, voire en tyran même. Polemonium pauciflorum fait payer cette extravagance par une durée de vie très courte, qui impose nécessairement chaque année une récolte rigoureuse des graines et un semis dans la foulée, pour renouveler sans cesse le précieux stock.

 

 

 

 Photos de plantes alpines et de rocaille au jardin d'altitude du HAUT-CHITELET