Crête du Rothenbachkopf

 

Alors que le temps des coquelicots touche lentement à sa fin en plaine, la nature montre des teintes très printanières sur les crêtes: les myrtilliers se sont parés de leurs premières feuilles au vert si tendre, les bruyères reprennent du service, en dissimulant leur dépouillement hivernal sous les nouvelles pousses. De ci de là, les rosettes des arnicas percent le couvert des graminées, comme autant de promesses de la déferlante jaune-orange qui ne manquera sans doute pas de recouvrir certains endroits des chaumes d'ici quelques semaines.

Enfin, il y a l'espace, ces vues imprenables qui ramènent presque l'horizon à portée de main, ces vastes étendues vides sillonées de sentiers qui guident le regard vers le lointain.

 

 

 

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