A travers les chaumes, du Rainkopf au Batteriekopf

 

Trois "sommets" vosgiens successifs qu'il est facile de rallier via les chemins de randonnées parcourant la crête. La lumière est très belle ce soir-là. Entre les teintes chaudes du versant lorrain éclairé par le soleil et le côté alsacien déjà enveloppé dans le voile bleuté du jour déclinant, des bancs de brouillards s'insinuent sur les chaumes, laissant libre expression à toute une palette de couleurs intermédiaires.

C'est ainsi, je crois, que je préfère les crêtes vosgiennes: les formes arrondies et très douces donnent cette impression de montagnes "massives",  irrémédiablement ancrées au sol; pas de pics vertigineux ici, pas de sommets aériens et effilés. Et pourtant, en ces moments où les nuages jouent intimement avec les chaumes, c'est un véritable trait d'union qui se dessine alors entre ces terres vallonnées, usées, et le ciel. Le terme "crêtes" prend alors à mon sens toute sa valeur, et on se prend à rêver, arrivé tout en haut d'un sommet, flottant dans ces nuages qui annoncent déjà le vide immense et infini de l'atmosphère.

  

 

 

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