Prairies de l'Illwald

 

Dans les prairies humides de la forêt de la l'Illwald, en fin d'après-midi, début novembre.

L'herbe est verte, drue, comme au printemps. Même si le fond de l'air est frais, on ne sent pas vraiment encore l'approche de l'hiver. Ne voulant pas rentrer dans la forêt même, j'envisage une séance d'observation au pied d'un gros chêne au milieu d'une prairie, dans l'espoir de voir quelques animaux sauvages, dont les traces sillonnent les pelouses et les chemins. Des chevreuils, et des sangliers. Ces derniers ne se montreront pas, préférant l'obscurité pour s'aventurer en dehors de l'abri que représente pour eux la forêt.

Après presque deux heures d'attente, un groupe de chevreuils quitte enfin le couvert des arbres pour venir se nourrir d'herbe fraîche dans la prairie.

La tombée du jour s'accompagne d'un feu d'artifice de couleurs, où se mêlent le vert bleuté des prairies déjà couvertes de rosée, le bleu fumé de la forêt au loin et le rose tendre du ciel, nuances déclinées à l'infini par les bancs de brume qui se lèvent peu à peu du sol refroidi.

 

 

 

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